vendredi 28 octobre 2011

Alain Guillaume BUNYONI: Un milliardaire burundais




L’INDENTITE DU GROUPE MAFIEUX QUI REGNE SUR LE BURUNDI : Alain Guillaume BUNYONI

Au CNDD-FDD il a désormais un sobriquet, on ne l'appelle plus Bunyoni mais "umwe arwaye uruzu" ; celui qui a la maladie de vivre dans de grandes maisons, référence faite à sa résidence qui est gigantesque. Le commissaire Alain Guillaume BUNYONI qui n' a pas froid aux yeux quand il doit empocher des sommes énormes de corruption a en six ans six villas splendides :
  • Une villa à Mutanga Nord.
  • Une villa à Kigobe.
  • Deux villas à Kibenga.
  • Une villa en construction à Sororezo.
  • Une merveille qu'il occupe à Gasekebuye. Ce n'est pas une villa mais un château ou un palais présidentiel. En tout cas BUNYONI est mieux logé que NKURUNZIZA. Ce dernier qui recevait des échos de partout au sujet de ce palais de son ministre aurait effectué un déplacement sur les lieux , à l'insu du propriétaire ; il voulait contempler de ses propres yeux cette merveille ! Il aurait été ébloui ! Il n'a vu que l'aspect extérieur. Ce bijoux de BUNYONI a une valeur de plus d' un milliard de franc burundais.
  • A côté de ces villas Bunyoni aurait acheté un bâtiment à neuf cent millions en centre ville.
Cette richesse mal acquise est tellement éblouissante que même l'épouse de BUNYONI perd la tête et clame haut et fort qu'ils sont richissimes. Ainsi, alors que le frère de Bunyoni était en poste en Chine comme attaché militaire , la brave dame a dans un élan d'autosatisfaction, et ce dans un salon de coiffure, confié au téléphone à un interlocuteur qui était en chine ceci (tenez vous bien les oreilles !) :
"Mwishinga kuguma mu bushinwa, twebwe tugeze kunzu yakane. Tuguma tuduza ama etaje. Muzosanga akari karuye !" ( vous perdez votre temps à rester en Chine. Nous, nous sommes à l'acquisition d'une quatrième maison. Nous continuons à ériger des maisons en étage ! Vous avez intérêt à rentrer car demain l'opportunité ne sera pas forcément au rendez- vous !).
Mais comment est ce qu' Alain Guillaume Bunyoni est devenu très riche au point que même son épouse s'en vante dans un lieu public ? Aujourd'hui sa fortune est estimé à des milliards de francs burundais ; comment est il devenu milliardaire en si peu de temps ? La corruption et le détournement, voilà son fond de commerce.
  1. Au départ son domaine de prédilection pour la corruption a été l'approvisionnement du corps de la police. A ce niveau les policiers le répétaient à qui voulait l'entendre : la ration du policier a pendant longtemps été détournée. A cette époque là les policiers qui devaient manger de temps en temps la viande n'ont jamais eu ce denrée ; les policiers censés manger tout au moins le riz et le haricot recevaient soit le riz sans le haricot soit le haricot sans le riz..Et quand ces produits étaient achetés, ils étaient frappés par une surfacturation ou un double payement.
  2. Au niveau du carburant pourtant indispensable pour le fonctionnement de toutes les polices du monde, chaque responsable de la police se débrouillait pour acheter le carburant de son véhicule. Une telle pénurie pouvait durer un trimestre et pas question de compensation.
  3. La liste des milliers de policiers fictifs qui ont été payés pendant longtemps. Ce dossier a même emportait des vies humaines .
  4. La surfacturation des équipements des policiers comme la tenue et les bottes. Au-delà de cette surfacturation il y avait la mauvaise qualité des produits. Il suffit de voir comment ces tenues sont délabrées en si peu de temps pour comprendre l'étendue du désastre .
  5. Le contrat de la fabrication des passports ainsi que les autres documents. A chaque document acheté il y a une cote part de Bunyoni .
  6. L'achat des armes des fois défectueuses confère à cet officier corrompu une occasion en or de s'en mettre les poches. Rappelons qu'une loi a été votée pour donner pleins pouvoirs à Bunyoni en ce qui est de l'achat de toutes les armes de l'armée et de la police. Initialement le mobile non avoué était de mettre l'achat des armes entre les mains d'un hutu ; seulement voilà les mêmes décideurs confient aujourd'hui que Bunyoni est un Tutsi !
  7. Le trafic d'armes avec des groupes armés en R.D.C contre des minerais.
En gros Bunyoni qui est devenu milliardaire n'a exercé aucune autre activité commerciale susceptible de lui procurer tant de revenus. Probablement que comme NKURUNZIZA il nous dira qu'il a reçu des cadeaux de la part des amis. Mais ce que le groupe mafieux doit savoir c'est que trop de sang ont coulé pour défendre la démocratie. 

Aujourd'hui il est manifeste que cette lutte était pour défendre ces nouveaux milliardaires. Ils n'ont pas peur ni honte de dire que les autres pouvoirs ont tué, que les autres pouvoirs ont volé,qu'ils font comme les autres ! l'objet de la lutte du CNDD-FDD était elle de faire comme les autres régimes ?

Les camarades qui ont fait la guerre avec ces nouveaux milliardaires broient du noir ; ces camarades nous demandent de dire à Bunyoni qu'ils sont incapables d'avoir une fondation d'une petite maison ; ces camarades nous demandent de dire à Bunyoni qu'ils sont incapables d'avoir une maison à louer à Kamenge ; d'autres voudraient lui dire qu'ils joignent difficilement les deux bouts du mois ; les autres anciens camarades nous demandent de dire à Bunyoni et à sa clique qu'ils se battent pour être sur la liste des hommes qui peuvent avoir la chance d'aller se battre en Somalie, face à la misère qui les ronge ils n'ont pas peur de mourir à l'assaut en Somalie ! (A suivre, le dossier Bunyoni est long).

Pour les indignés burundais,

Pancrace CIMPAYE
Porte Parole.

Cap sur l’étonnant satisfecit du ministre burundais de la Sécurité



La population burundaise a beau décrier à longueur de journées les exactions de la police dont les membres ont toujours la gâchette facile, rien ne semble émouvoir Le général Alain Guillaume Bunyoni, ministre burundais de la sécurité publique. Il reste étonnamment serein et curieusement content du travail abattu par le corps de sécurité, en particulier durant les trois derniers mois de cette année. Pourtant, les statistiques (qui sont têtues par essence) prouvent que la même période aura été la plus horrible de l’année en cours, au vu des actes d’assassinats enregistrés et mis au dos de la police que ledit général commande au premier chef. Massacres de Gatumba avec, à la clé, une demi-centaine de tués (la police y serait pour quelque chose !), mitraillage des étudiants surpris en plein sommeil au campus Mutanga, arrestation, enlèvement, séquestration et lynchage extrajudiciaires de plusieurs militants/combattants du FNL d’Agathon Rwasa, etc. Les cas sont légion mais le ministre Alain Guillaume Bunyoni préfère fermée obstinément les yeux devant cette réalité qui crève les yeux. Contre vents et marrées, il se dit hyper satisfait du travail accompli.
Il l’a dit et redit ce 26 octobre 2011, dans le cadre d’une conférence de presse qu’il a animée à Bujumbura. L’heure était au bilan, pour lui. Un bilan qu’il s’est engagé à présenter tous les trois mois. «Nous sommes satisfaits du travail réalisé ces trois derniers mois sur le plan de la sécurité : 598 dossiers ont été traités et envoyés dans différents parquets du Burundi. Il s’agit des dossiers portant sur des assassinats, des vols à main armée, du trafic des stupéfiants et du viol, ensuite, 10 groupes de bandits ont été démantelés et 61 fusils, 78 grenades, 35.000 munitions et 4 bombes ont été saisis par la police dans différentes provinces du pays et plus particulièrement dans Bujumbura rural », a-t-il indiqué. Parlant du récent incident survenu au campus universitaire de Mutanga et qui a entraîne la mort de deux étudiants, le ministre ne s’empêche pas d’accuser ouvertement les étudiants : «Les deux étudiants de l’université du Burundi ne seraient pas morts si leurs camarades n’avaient pas attaqué nos policiers et volé un de nos fusils», a-t-il eu le culot de déclarer.
Bujumbura le 27 octobre 11 (SurviT-Banguka)